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Freelance ou agence : pourquoi j’ai choisi de travailler avec un indépendant pour mon référencement



Dans la vie de tous les jours, je dirige une petite entreprise de rénovation. Huit salariés, des chantiers, des devis, des plannings qui explosent. Ce que je sais faire, c’est parler à des artisans. Ce que je ne sais pas faire, c’est parler à un moteur de recherche.

Quand mon comptable m’a dit que « les concurrents captent tous les appels grâce à internet », j’ai haussé les épaules. Puis j’ai regardé la première page de résultats pour « rénovation salle de bain » dans ma ville. Mon entreprise n’y figurait pas.

Le premier réflexe : l’agence

Ma première idée a été de me tourner vers une agence. C’est ce que font les entreprises un peu établies, non ?

J’ai rencontré deux structures. Des locaux impeccables, des présentations soignées, un vocabulaire que je ne maîtrisais pas. Le premier interlocuteur était commercial. Le second, chargé de compte. Aucun des deux ne serait celui qui travaillerait réellement sur mon site.

Je leur ai posé une question simple : « Qui s’occupera de mon dossier au quotidien ? » Réponse : une équipe, en fonction de la disponibilité.

Premier préjugé à la poubelle : je croyais qu’une grande structure était forcément plus rassurante. Pour mon cas, elle l’était surtout sur le papier.

Le déclic : rencontrer la personne qui fait le travail

Par hasard, ou plutôt par recommandation d’un client, j’ai découvert les articles d’Alexandre Montenon, consultant GEO à Lyon en freelance. J’y suis allé à reculons, je le reconnais. L’idée de confier un sujet stratégique à un seul homme me faisait hésiter.

Mais la première conversation m’a surpris. Pas de promesse extravagante, pas de jargon en cascade. Des questions sur mon activité, mes chantiers, mes zones d’intervention, ce qui me rapporte réellement de l’argent et ce qui ne m’intéresse pas.

Et surtout, une chose que je n’avais pas eue avec les agences : la personne qui m’expliquait les choses serait celle qui les ferait.

Ce qu’un indépendant apporte concrètement

J’ai fini par identifier plusieurs avantages, que je n’avais pas anticipés.

– Un seul interlocuteur : pas besoin de réexpliquer mon dossier à chaque échange.

– Une réactivité : une question le matin, une réponse dans la journée.

– Une adaptation au terrain : mon entreprise est locale, et la démarche est pensée pour ça.

– Un discours sans filtre commercial : quand une idée n’est pas pertinente, on me le dit.

Ça ne signifie pas que tout est parfait. Un indépendant a une capacité de travail limitée, et il faut en avoir conscience. Mais pour une PME comme la mienne, cet équilibre était plutôt confortable.

Deuxième préjugé : « un indépendant, c’est moins solide »

Je l’avoue, j’avais aussi en tête la crainte classique : que se passe-t-il si la personne est malade, indisponible, disparaît ? Une entreprise a des remplaçants, un freelance non.

J’ai posé la question ouvertement. La réponse a été franche : oui, c’est un risque, et voici comment on l’encadre. Un travail documenté, des accès à mes propres outils, des livrables clairs que je conserve.

Ce détail m’a rassuré plus que n’importe quel discours. Je restais propriétaire de mon site, de mes données, de mes comptes. Je n’étais pas prisonnier d’un prestataire.

Deuxième préjugé, lui aussi à la poubelle.

La mission : ce qui a été mis en place

Sans entrer dans tous les détails, voici la logique du travail réalisé.

D’abord, un état des lieux de mon site et de ma visibilité locale. Puis une liste de priorités : mes pages de services, ma fiche d’entreprise en ligne, mes avis clients.

Ensuite, la création de pages dédiées à chaque type de chantier. Avant, tout tenait sur une seule page « Nos services ». Désormais, chaque prestation, comme la rénovation de salle de bain ou l’isolation, a sa propre page, avec des textes qui répondent aux vraies questions de mes clients.

Enfin, un travail sur ma notoriété en ligne : quelques mentions sur des sites cohérents avec mon activité, pour renforcer la crédibilité.

Les premiers appels

Au bout de quelques semaines, mon téléphone a sonné différemment. Des gens qui disaient « j’ai vu votre site », « j’ai lu votre page sur la salle de bain », « vous intervenez chez moi ? ».

Un matin, un client m’a même dit : « Je vous ai choisi parce que votre page expliquait exactement mon problème. » J’ai raccroché avec un petit sourire. Je n’aurais pas parié là-dessus un an plus tôt.

Rien de miraculeux, bien sûr. Le référencement demande du temps, et les résultats se construisent progressivement. Mais la tendance était claire, et c’était suffisant pour continuer.

Je dois aussi mentionner un point pratique : le suivi. Chaque mois, j’ai reçu un court compte rendu, lisible en dix minutes entre deux chantiers, avec ce qui avait été fait, ce qui avait bougé et ce qui restait à traiter. Pour un chef d’entreprise qui n’a pas de temps à perdre, ce petit rituel vaut de l’or. Il transforme un sujet flou en une ligne de tableau de bord comme une autre.

Comment choisir entre agence et indépendant

Si vous hésitez comme je l’ai fait, voici ce que je vous conseille de vérifier.

1. Qui travaille réellement sur votre dossier au quotidien ?

2. Comment sont documentés les livrables, et à qui appartiennent-ils ?

3. Quelle est la fréquence des points de suivi ?

4. Que se passe-t-il en cas d’indisponibilité ?

Il n’y a pas de réponse universelle. Une grande entreprise avec plusieurs sites et plusieurs pays aura peut-être besoin d’une agence. Une PME locale peut très bien préférer un accompagnement plus direct.

De mon côté, je ne regrette pas mon choix. J’ai gardé mon scepticisme, il m’a servi de boussole. Et j’ai trouvé quelqu’un avec qui l’on peut simplement discuter, comme on discute sur un chantier : franchement, et avec les pieds sur terre.